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Les
Peroxydases des plantes. Aspect théorique et Applications pratiques
(conférence)
M. BAAZIZ1, N. QACIF1 & BENDIAB, K2.
1
Laboratoire de Biochimie et Amétioration des Plantes, Université
Cadi Ayyad, Faculté des Sciences-Semialia, B.P. 2390, Marrakech,
Maroc. E-mail : baaziz@ucam.ac.ma, 2 Département de Biologie, Faculté
des Sciences et Techniques de Guéliz, B.P 618, Marrakech, Maroc
Les
peroxydases (EC 1.11.1.7), enzymes catalysant l'oxydation de plusieurs
substrats en présence du peroxyde d'hydrogène (H2O2), sont
impliquées dans plusieurs processus physiologiques dont la croissance
et la résistance aux contraintes biotiques et abiotiques. La diversité
de leurs aspects quantitatif et qualitatif fait de ces oxydo-réductases
des marqueurs potentiels chez plusieurs plantes.
Etudiées chez quelques plantes cultivées localement, comme
le palmier dattier (Phoenix dactylifera L.), les cucurbitacées
et les céréales, les peroxydases se sont révélées
présentes sous trois formes dont la fraction soluble (fraction
S) et deux formes liées aux parois cellulaires de façon
ionique (fraction 1) et covalente (fraction C). La séparation des
différentes fractions enzymatiques par électrophorèse
sur gel de polyacrylamide a permis de mettre en évidence des isoformes
acides (séparées en milieu basique) et des isoformes basiques
(séparées en milieu acide).
Les changements de l'environnement imposent aux plantes de nouvelles adaptations
aux contraintes biotiques et abiotiques. La résistance du palmier
dattier à la maladie du 'Bayoud', causée par Fusaritim oxysporum.
fs. albedinis (contrainte biotique), est associée à des
taux élevés en peroxydases constitutives. Les impacts des
contraintes abiotiques comme la salinité pour les céréales
et les métaux lourds pour les cucurbitacées restent liés
aux contenus des différents cultivars en peroxydases.
Les rôles possibles des différentes formes de peroxydases
dans la croissance et la résistance aux contraintes sont discutés
le long de cette étude.
Mots
clef: peroxydases, contraintes biotiques, contraintes abiotiques, palmier
dattier, céréales, cucurbitacées (Texte
réduit (format pdf))
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Apports
des biotechnologies végétales (conférence)
M.A.
Serghini
Laboratoire de Biologie Cellulaire et Moléculaire, Faculté
des Sciences, B.P 8106, 80000 Agadir, Maroc.
E-mail : serghini.amine@caramail.com
D'abord
cueilleur, l'Homme a domestiqué les plantes et a toujours uvré
pour les rendre indépendantes des contraintes naturelles. Il n'a
cessé de les améliorer pour en tirer au mieux son profit.
De nos jours, le paysage végétal est devenu très
marqué par l'emprunt de l'homme. Dans l'amélioration continue
des plantes, les biotechnologies végétales jouent un rôle
central. Elles ont permis, entre autres, de franchir les barrières
génétiques et de mieux exploiter les ressources végétales.
Elles se définissent comme des technologies fondées sur
les applications de la biochimie aux plantes.
La multiplication végétative, autrefois basée sur
le bouturage, le greffage et le marquetage, connaît aujourd'hui
un essor considérable grâce à la maîtrise de
la culture in vitro et notamment à l'identification des régulateurs
de croissances et la compréhension de leurs modes d'action. La
culture in vitro comme un moyen de multiplication permet d'atteindre un
bon pouvoir multiplicateur. Elle offre une garantie phytosanitaire pour
les échanges internationaux de germoplasmes et présente
un avantage au niveau des tailles réduites des vitroplants. L'échelle
de multiplication peut atteindre quelques millions de plants par an pour
les espèces végétales qui se prêtent bien au
micro-bouturage et peut être pratiquement illimitée dans
le cas de l'embryogenèse somatique.....................(Texte
réduit (format pdf))
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Les
plantes génétiquement modifiées sont-elles utiles
et sûres ? (conférence)
WEIL
Jacques-Henry
Institut
de Botanique, Université L.Pasteur, 28 rue Goethe, Strasbourg
Jacques-Henry.Weil@ibmp-ulp.u-strasbg.fr
Résumé
Jusqu'à présent, les plantes ont été génétiquement
modifiées surtout pour les rendre résistantes aux herbicides
ou aux agents phytopathogènes (virus, insectes, p.ex.), mais la
résistance aux stress abiotiques (froid, chaleur, sécheresse,
sel) fait également partie des objectifs poursuivis.
En 2004 les surfaces utilisées dans le monde pour cultiver des
plantes génétiquement modifiées (PGM) ont augmenté
de 13 millions d'hectares (+ 20 %), de sorte que 81 millions d'hectares
au total étaient occupés par des PGM, soit 5 % de la totalité
des terres cultivables. Il s'agit surtout de soja, de coton, de colza
et de maïs.Les gènes introduits confèrent une résistance
aux herbicides (75 %), aux insectes (17 %), ou aux deux (8 %).
Plus récemment des plantes ont été transformées
pour améliorer leurs qualités nutritives et on a ainsi obtenu
p.ex.des plantes contenant des proportions plus importantes d'acides gras
désaturés (oméga-3 et oméga-6) dans leur huile
(pour la protection contre les maladies cardio-vasculaires, ou bien contenant
du ß-carotène comme dans le riz doré (pour prévenir
la carence en vitamine A), ou bien contenant de la vitamine E (pour lutter
contre le stress oxydatif), ou encore contenant de l'inuline (un fructane
ayant un pouvoir sucrant mais ne produisant pas de calories).
Mais alors que les applications du génie génétique
à la médecine, permettant la production de protéines
d'intérêt thérapeutique (p.ex.insuline, facteurs antihémophiliques,
hormone de croissance) en grandes quantités et dépourvues
de contamination par des virus ou des prions, sont généralement
bien acceptées, ceci n'est pas toujours le cas, du moins dans certains
pays, pour les applications à l'agronomie.
Parmi les risques évoqués pour la santé humaine,
outre le problème du gène de résistance aux antibiotiques
utilisé comme marqueur de sélection dans les premiers temps
(un problème maintenant réglé), on peut mentionner
l'apparition possible d'une protéine causant des allergies à
un certain nombre d'individus, un problème qui n'est pas spécifique
aux PGM et peut apparaître chez des plantes obtenues par des techniques
conventionnelles, et qui doit être étudié au cas par
cas.
Parmi les risques évoqués pour l'environnement, celui du
flux de gènes (par le pollen d'une PGM allant féconder les
fleurs d'une plante non modifiée de la même espèce
ou de la même famille) est souvent mentionné, car il pourrait
conduire à des mauvaises herbes herbicide-résistantes. Différentes
méthodes ont été élaborées permettant
d'éviter ce phénomène (on peut p.ex.respecter des
distances minimales, établies par des expériences au champ,
entre parcelles de PGM et de plantes conventionnelles). Dans le cas de
PGM produisant leur propre insecticide (plante Bt,p.ex.), on peut créer
des refuges pour éviter ou retarder l'apparition (à la suite
de mutations) d'insectes résistants à cet insecticide.
Il est clair que ces risques doivent être pris en compte et qu'une
évaluation--sur des bases scientifiques-des bénéfices
et des risques doit être faite, tant pour les PGM que pour les plantes
obtenues par les méthodes conventionnelles. Les résultats
de ces études doivent être rendus publics pour faciliter
des discussions rationnelles et permettre l'acceptation et la mise en
uvre des meilleures solutions pour faire face aux problèmes
d'une agriculture durable appelée à nourrir un nombre croissant
d'individus dans le monde. (Texte
réduit format pdf)
La
résistance plasmidique et la formation de biofilms chez Escherichia
coli
M.
Mliji 1,2,H. Fatima2 , H. Latrach2, N. Cohen1 , A. El Ghmari2 , M.Timinouni1
1-Laboratoire de microbiologie et de biologie moléculaire, Institut
Pasteur du Maroc.
E-mail : mostafa.mliji@pasteur.ma,
2-Laboratoire de Valorisation et Sécurité des Produits Alimentaires
Etablissement: Faculté des Sciences et Techniques. Beni Mellal,
E mail : latrache@fstbm.ac.ma.
Résumé
Dans la nature, la grande partie des bactéries vivent
adhérées aux surfaces vivantes
ou inertes constituant des niches écologiques dites : biofilms
et qui peuvent être défini comme étant des communautés
bactériennes englobées dans une matrice d'exopolysaccharides
produite par les bactéries. Les biofilms constituent une façon
de croissance protégée qui fait possible que les bactéries
survivent dans un milieu hostile, et il s'établit entre elles des
échanges d'éléments génétiques comme
les plasmides, permettant aux taxons faibles de mieux survivre et de résister
aux agents extérieurs, et de coloniser d'autres surfaces.
Un plasmide conférant une résistance aux Céphalosporines
chez Salmonella spp isolée des denrées alimentaires, a été
extrait puis incorporés par electrporation chez Escherichia coli
incapable de s'adhérer de former le biofilm sur des surfaces abiotiques,
et aussi connue par sa sensibilité aux Céphalosporines.
Après transformation par electroporation, le plasmide de Salmonella
s'est bien exprimé chez
E .coli en lui conférant une résistance à la ceftazidime
et la capacité d'adhésion et de formation de biofilms sur
le PVC, d'autre phénotype ont été nouvellement instaurés
chez
E. coli comme l'hydrophobicté et la motilité type : swiming
, swarming .
Mots Clés : biofilms , electroporation , plasmide , résistance
, motilité.
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Influence
sur l'activité catalytique de l'immobilisation de l'alpha-amylase
sur support naturel et sur résine synthétique macroporeuse
Abed,
S., Bencheikh, M. & Abouseoud, M.
Centre universitaire Yahia Fares de Médéa-Département
Génie des Procédés Pharmaceutiques-Ain Dahab-Médéa
26000 Tel/Fax : 025-58-12-53 ou 025-58-28-10-*Email : Mahmoud103@hotmail.com
Résumé :
L'objectif de ce travail est d'étudier l'influence de l'immobilisation
de l'alpha-amylase sur son activité catalytique .L'immobilisation
est effectuée par deux méthodes, par inclusion sur support
naturel, l'alginate de calcium, et par adsorption sur résine synthétique
macroporeuse, XAD1180. L'effet de la concentration initiale en enzyme
et amidon sur la cinétique de la réaction et sur le rendement
d'hydrolyse ont été étudiés aux conditions
optimales de température 45°C et pH 6.5 .
Les résultats de l'étude de la cinétique catalytique
de l'hydrolyse d'amidon par l' a-amylase dans les conditions optimales
montrent que la réaction suit une cinétique de Michaelis-Menten.
Les constantes du modèle ont été déterminés.
La diffusion de l'amidon dans le support d'alginate est une étape
limitante dans le mécanisme réactionnel de l'hydrolyse d'amidon
par l' a-amylase immobilisée. La valeur du facteur d'efficacité
calculé sur la base des résultats obtenus ? <1 montre
l'effet des limitations diffusionnelles sur la vitesse globale de la réaction
. Les valeurs des coefficients de diffusivité effective à
l'intérieur des particules d'alginate ont été estimé
.
Mots clés : alpha-amylase , immobilisation , activité ,
alginate , cinétique
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Suivi
des caractéristiques biochimiques lors du compostage de boues industrielles-ordures
ménagères
Abouelwafa
Rajae1, Souabi 2 et Hafidi1*.
1
Laboratoire d'Ecologie Végétale et Environnment, Faculté
des Sciences
Semlalia Marrakech
2 Laboratoire d'Environnement, Faculté des Sciences et Techniques
Mohammedia. *
hafidi@ucam.ac.ma
Résumé:
Les
boues industrielles et ordures ménagères ont été
compostées en tas pendant cinq mois selon les proportions suivantes
:
-Mélange M1= 1/3 boues de Lesieur et 2/3 des ordures ménagères
triées,
-Mélange M2 = 1/2 boues de Lesieur et 1/2 d'ordures ménagères,
Afin déterminer la maturité des produits au cours du compostage,
un ensemble de paramètres
physico-chimiques a été suivi.
Le rapport C/N final est de 10 et 16, le rapport NH4+/NO3- est de 0.78
et 1.02 ; et le taux de décomposition est de 78 et 44 pour les
mélanges M1 et M2; respectivement. Ce faible taux de décomposition
du mélange M2 pourrait s'expliquer par la teneur élevée
de boues en raison de leur richesse en matière grasse. De même,
L'évolution des lipides et des polyphénols totaux montre
une réduction de ces deux composés au cours du compostage
qui atteignent respectivement 48.8 % et 75 % pour M1, 71 % et 76.6 % pour
M2.
La biodégradation de la matière organique s'accompagne d'un
enrichissement du compost en acides humiques qui atteint 22 et 35.9 %,
respectivement pour M1 et M2.
Il ressort de cette étude que la teneur de boues et leur richesse
en matière grasse affecte significativement la biodégradation
et la maturité du compost qui en résulte.
Mots-Clés
: boues industrielles, compostage, C/N, polyphénols, matière
grasse, acide humique.
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| Réponse
de l'olivier au desséchement partiel des racines (PRD) :effet sur
quelques paramètres de la qualité du fruit et de l'huile d'olive
B.
Aganchich1,2, A. El Antari2, H. Tahi1, S. Wahbi1 et R. Serraj3.
1 Laboratoire de physiologie végétale, Faculté des
Sciences Semlalia, Marrakech
2 Laboratoire de technologie alimentaire et de qualité, U.R amélioration
de la qualité des plantes, INRA de Marrakech, Maroc.
3 Soil and Water Management and Crop Nutrition Section, Joint FAO/IAEA
Division, Wagramer Strasse 5, A -1400 Vienna, Austria
b.aganchich@ucam.ac.ma
Résumé
Le desséchement partiel des racines (PRD), est une technique d'irrigation
qui améliore l'efficience d'utilisation de l'eau tout en économisant
50 % d'eau d'irrigation. L'apport d'eau se fait sur la moitié du
système racinaire seulement, avec alternance de l'irrigation sur
les deux côtés (moitiés) de l'arbre : le côté
irrigué est soumis au dessèchement progressif alors que
le côté desséché est irrigué à
son tour. Quatre traitements hydriques (PRD1, PRD2, PRD3 et le témoin)
ont ainsi été appliqués. L'étude a été
réalisée au champ sur des arbres d'olive (Olea europaea.
Var. Picholine marocaine) cultivés dans une station expérimentale
sous un climat aride. Nous avons étudié, l'effet des différents
traitements PRD sur quelques paramètres de la qualité du
fruit et de l'huile d'olive. Les résultats obtenus montrent qu'en
économisant 50 % d'eau d'irrigation, plusieurs caractéristiques
du fruit et de l'huile d'olive ont été améliorées
sous traitement PRD. Notamment les teneurs en phénols totaux et
en chlorophylles. L'acidité n'a pas été affectée
par le traitement PRD.
Mots clés : Olive, irrigation, PRD, qualité du fruit, qualité
de l'huile
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