biotechnologies, biodiversité des plantes
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Biotechnologies et environnement. Newsletter N° 6

Ce bulletin relate des informations relatives aux OGM (organismes génétiquements modifiés), rechauffement climatique, l'envolée des prix des produits alimentaires et l'alimentation basée sur les produits végétaux

LES OGMs. AVANTAGES ET/OU INCONVENIENTS.

En tant que scientifiques, nous voulons pas bâtir une fausse idée autour des OGM (organismes génétiquemnet modifiés) en insistant surtout sur leurs inconvénients ou dangers.

OGM, rechauffement climatique, produits alimentaires
Les 'produits d'innovation' ont toujours été critiqués et leurs adoption reste l'affaire de la Société après des années et des années de suivis et d'évaluation.

- Biotechnologies au Maghreb. Attitudes


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Dans plusieurs situations, les objectifs qu'on peut atteindre par les biotechnologies modernes basées sur le DNA recombiné, peuvent être remplis par les biotechnologies classiques. Cela amène à minimiser les craintes liées à la transformation génétique. Cependant, c'est la technologie qui permet d'atteindre les transformations qui reste critiquable. Améliorer les rendements des cultures pour arriver à nourrire une population qui continue à galopper est un but noble qui pourrait être atteint rapidement par les tranformations génétiques, alors que le même résultat demande des années et des années pour être réalisé par les biotechnologies classiques (croisements, micropropagation, ...). Pour n'évoquer que des exemples d'inconvénients liés aux OGM, nous citons le problème de 'pollution génique' que peuvent engendrer les cultures de plantes OGM qui placées prés de champs naturels, finissent par transferer via le pollen leurs transgènes aux plantes non transformées. Aussi, les plantes transformées pour résister à des herbicides, par exemple, peuvent toujours transferer ce trait à d'autres mauvaises herbes plus proches génétiquement. Ce qui fera 'tomber à l'eau' tout désherbage par application d'herbicide. Aussi, les OGM ne sont pas infaillibles. Dernièrement on a pu lire dans les journaux une information selon laquelle un insecte est parvenu à résister au coton OGM censé l'éradiquer.

Selon le Monde 08.02.08. Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation. Un tel phénomène de résistance aux toxines sécrétées par des OGM avait déjà été induit en laboratoire. Bruce Tabashnik et ses collègues de l'université de l'Arizona y présentent leur compilation d'une décennie d'études conduites sur six espèces d'insectes visés par des toxines produites par des cotons et des maïs transgéniques cultivés en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis. A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue à résister à une toxine, Cry1Ac, produite à partir d'un gène tiré de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt).

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE. VERS OU ALLONS NOUS ???

Le rechauffement climatique est un changement important dans l'environnement aperçu par tout le monde au cours des dernières decennies. Il pourrait engendrer une fonte rapide de la calotte glaciaire du Groenland et d'autres changements brutaux tels que le dépérissement total de la forêt tropicale amazonienne. Les scientifiques estiment que ces changements sont très proches et pourraient arriver plus tôt que prévu.

CO2 et rechaffement climatique
La Société n'est pas assez vigilante à cause d'un faux sentiment de sécurité induit par certaines déclarations optimistes basées sur très peu d'informations concernant les seuils dans la nature.


La menace la plus évidente est la fonte de la mer de glace de l'Arctique qui pourrait se produire bien avant et contribuerait à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland. Le dépérissement total de la forêt tropicale pourrait résulter de l'assèchement prévu du bassin de l'Amazone, lié à l'abattage illégal d'arbres et au rechauffement climatique. Si la fonte de la calotte glaciaire du Groenland pourrait disparaître en 300 ans (avec un réchauffement modéré), le niveau des mers s'élèverait de 6 mètres, soit 2 mètres par siècle et menacerait ainsi toutes les côtes, les îles du Pacifique et les villes de basse altitude telles que Buenos Aires et Bangkok. Par ailleurs, il est possible que certaines parties du Sahel ou du Sahara deviennent plus vertes si les pluies pendant la mousson en Afrique de l'ouest sont bouleversées. Ce serait un des rares changements brusques positifs identifiés par les scientifiques.
Plus de détail: http://www.actualites-news-environnement.com:80/14554-rechauffement-climatique-changements.html

QUI EST DERRIERE L'ENVOLEE DES PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES ?

Apparemment, l'envolée des prix des produits alimentaires est un phénomène mondial. Mais reste à savoir qui est derrière cette augmentation ??

céréales, bases des produits alimentaires

Selon l'indice de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, les prix des denrées alimentaires se sont envolés de près de 40% l'an dernier.

La principale augmentation concerne le blé où son cours a flambé de 287% sur les marchés des matières premières depuis le mois de janvier 2006. Les cours du maïs et du café ont pris respectivement 149% et 139%, celui du soja 129%, tandis que les prix du riz ont grimpé de 60%. Et l'augmentation continue encore !
Les explications de ce phénomène sont multiples :

1. La vogue des biocarburants : les céréales et les oléagineux ont été présentés comme un nouvel 'or vert', capable de remplacer l'essence ou le diesel, et lutter ainsi contre le réchauffement climatique. Cependant, la production massive de bioéthanol ou de biodiésel va faire concurrence à l'utilisation des céréales et des oléagineux comme sources alimentaire pour les humains. Ceci tire les prix vers le haut.
2. les caprices de la météo : les sécheresses qui se succèdent sont une cause de la baisse de la production mondiale des céréales. La violente sécheresse en Australie, l'année dernière, a conduit à une mauvaise récolte de blé.
Le changement de mode de vie dans les pays émergents (au premier rang desquels se trouve la Chine) où la richesse pousse les populations à adopter une alimentation plus carnée. Cela nécessite plus de bétails, donc plus de maïs, de soja et de blé pour assurer leurs nourritures

L'augmentation des prix des produits alimentaires va-t-elle s'arrêter un jour ?
On ne sait pas. Mais certains pensent qu'elle continuera, car il s'agit d'un 'problème structurel qui va durer'. Sauf, s'il faut augmenter les surface agricoles et aller au-delà de la mise en culture des jachères …..



ET SI ON DEVIENT TOUS DES VEGETARIENS ?
Il faut ½ hectare pour produire 10 tonnes de pommes de terre et la même surface pour produire 70 kilos de bouf et de 7 à 16 kg de céréales, pour produire un kilo de viande.

Il faut 30 000 à 60 000 litres d'eau pour produire 1 kilo de viande de bouf, et 800 litres seulement d'eau pour produire 1 kilo de blé.
Un boeuf fournit 200 kg de viande, soit 1 500 repas. Les céréales qu'il a mangé auraient pu servir 18 000 repas.

En effet, près de 50% de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont consommées par le bétail, et 64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage).
Le bétail des pays riches consomme autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis.

Une logique s'impose, si nous voulons que toutes les richesses de notre planète puissent être partagées par tous, il faut commencer peut être à manger moins de viande.

Plus de 50 millions d'enfants meurent de faim chaque année. Vous allez me rétorquer que les élevages ne sont pas fait pour les chiens. Mais, savez vous qu'un porc reçoit plus de 80 produits différents (antibiotiques & co) avant d'être abattu, et que les producteurs de volailles, de porcs, de bovins et de poissons utilisent au Canada plus de 20 000 tonnes d'antibiotiques par an. Il est à craindre qu'en France nous ne fassions pas mieux, voire pire, puisque malgré tout, 80% des animaux élevés en batterie sont malades.

Il y a d'autres conséquences : les excréments de bétail représentent 110 tonnes par seconde pour les USA et l'Europe : cela entraîne 50% de toute la pollution des nappes phréatiques du monde.

Bien sûr, nous pourrions nous tourner vers le poisson, mais il faut se rappeler que les prélèvements dans nos mers et nos océans en ont fait disparaître de façon drastique les populations.

Alors consommons du poisson d'élevage, mais ce serait oublier qu'une ferme de saumons de 8 hectares aux USA produit autant de déchets qu'une ville de 100 000 habitants.

En Thaïlande, 120 000 tonnes de crevettes ont été produites en 5 ans en région marécageuse, ce qui a ravagé les marécages en détruisant 800 000 tonnes d'autres espèces.

Bon, imaginons que vous soyez convaincus et américain et que vous deveniez végétarien ?

D'autres problèmes vont surgir car plus de 75% des terres arables qui existaient lorsque les Européens colonisèrent l'Amérique ont disparu, et que 5 espèces végétales sont définitivement perdues chaque jour : environ 97% des variétés de légumes qu'on trouvait habituellement sur la liste du ministère de l'Agriculture des Etats-Unis sont maintenant considérées comme disparues.

Dans le monde une trentaine d'hectares de forêts sont détruites chaque minute.

D' après les recherches en cancérologie la consommation de légumes pourrait protéger contre le cancer. Aussi, un déséquilibre entre les acides gras oméga 3 et oméga 6 est plus important. Oméga 6 étant 20 fois plus présent que le précédent. Les oméga 3 sont dans les fruits et les légumes (voir acides gras insaturés).

Les choux empêchent les substances cancéreuses, d'attaquer nos cellules, l'oignon diminue le risque de cancers digestifs, le soja contre le cancer du sein, le curcuma (الكركم - الخرقوم -) contre celui de l'appareil digestif, et de la peau, les fruits rouges contre les tumeurs cérébrales, les poissons gras, les graines de lin, les noix, les tomates contre celui de la prostate, du sein, les agrumes pour éviter cancers de l'osophage, du larynx, du pharynx, de l'estomac.

Plus de détail: http://www.notre-planete.info:80/actualites/lireactus.php?id=1541

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Newsletter 6 (OGM, rechauffement climatique, crise alimentaire)