biotechnologies, biodiversité des plantes
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BIOTECH-ECOLO. NEWSLETTER N° 7

Ce bulletin relate des informations relatives aux: 1/ rechauffement climatique, 2/ la transformation du genome pour la création de microbes synthétiques capables de produire des biocarburants et 3/ les dangers menaçant les forêts.  

QUE DOIT-ON FAIRE POUR ARRETER LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

Rapporté par plusieurs journaux, L'Agence internationale de l'énergie (AIE) appelle à "une révolution technologique" pour arrêter le rechauffement climatique.

La planète devra investir 45 000 milliards de dollars (28 850 milliards d'euros) pour enrayer le rechauffement climatique, selon le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie. En mobilisant l'équivalent de 1,1 % de son PIB en plus de ce qui est déjà dépensé chaque année, le monde devrait pouvoir réduire de moitié les émissions de CO2 d'ici à 2050.

CO2 et rechaffement climatique
Faute de quoi, les émissions de dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre, augmenteront de 130 % d'ici à 2050 tandis que la demande de pétrole augmentera de 70 %, prédit l'AIE. Afin d'atteindre l'objectif de 50 % de réduction d'émissions (formidable défi), les pays doivent adopter une nouvelle politique énergétique.

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La réduction de 50 % des émissions mondiales de CO2 d'ici à 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4 °C.
L'argent investi servirait à faire évoluer les politiques gouvernementales pour une transition technologique d'une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie.

L'agence propose de généraliser le développement des énergies renouvelables et du nucléaire, et de développer les moyens de transport n'émettant pas de carbone. Pour atteindre cet objectif, l'AIE recommande que trente-cinq centrales thermiques au charbon et vingt centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Trente-deux centrales nucléaires et 17 500 éoliennes sont en outre à construire chaque année. Des évolutions sont donc à prévoir pour chaque type d'énergie car pour l'AIE aucune forme d'énergie ne pourrait à elle seule résoudre le problème.

L'AIE s'inquiète également de la rapide croissance des pays émergents comme la Chine et l'Inde, ainsi que de la flambée des prix du pétrole et du gaz qui sont en train de miner les efforts mondiaux pour réduire la consommation de charbon, une source d'énergie hautement polluante. En Chine et en Inde, "d'énormes réductions doivent être réalisées dans la consommation de charbon. Ce ne sera pas facile, car leurs marchés ne vont pas adopter facilement ce type de technologies onéreuses pour capter et stocker le CO2, et leurs consommateurs n'accepteront pas sans protestation à la hausse du prix de l'électricité provenant de sources propres.

Plus de détails: http://www.lemonde.fr

Lien sur sujet similaire: http://www.actualites-news-environnement.com:80/14554-rechauffement-climatique-changements.html


LES MICROBES SYNTHETIQUES POUR SAUVER L'ENVIRONNEMENT ?

Après quelques essais de remplacement de genome bactérien par un autre, les scientifiques sont capables de créer des microbes synthétiques en introduisant le DNA de synthèse dans le cytoplasme de bactéries dépourvues de cette molécule. Le but est de fabriquer des microorganismes programmés pour effectuer une tache complexe comme la production de biocarburants par fermentation ou la dépollution des sols.

Ces recherches ne sont ni un rêve ni un cauchemar, mais un programme scientifique conduit par l’auteur principal du travail publié dans la revue Science, l’Américain Craig Venter, et soutenu par une subvention du département américain de l’Energie (Doe) se montant à la bagatelle de 3 millions de dollars.

Craig Venter est célèbre pour avoir réalisé en 2001 le séquençage du genome de l’homme à une vitesse jugée impossible encore quelques années auparavant. Il a aussi pris le pari, avec Hamilton Smith, de créer dans son institut de Rockville (Maryland) des micro-organismes capables de résoudre les problèmes énergétiques et environnementaux du XXIe siècle: fabriquer de l’hydrogène en fermenteur, dégrader le CO2, dépolluer les sols. Folie ?. Les chercheurs ont implanté le genome d’une espèce de bactérie (Mycoplasma capricolum) dans le cytoplasme d’une autre espèce (Mycoplasma mycoïdes) qu’ils avaient vidé de son propre genome. La bactérie receveuse s’est divisée et a généré des bactéries de l’espèce Capricolum. Cette réussite permet d’envisager l’étape suivante : greffer dans une bactérie un genome créé par synthèse, conçu pour réaliser une opération particulière. Encore faut-il répondre à une nouvelle question : quels sont les gènes nécessaires et suffisants pour qu’une bactérie vive ?.

Une science est née; la Biologie synthetique. Elle consiste à transferer un génome d'un organisme à un autre (ici bacteries). Avant, il n’était pas possible d’effectuer le transfert complet du génome d’une bactérie à une autre; car, les mécanismes biologiques de conjugaison, de transduction ou de transformation ne permettent de transférer qu’une partie de ce matériel génétique. Plus de detail dans: Carole Lartigue , John I. Glass , Nina Alperovich , Rembert Pieper , Prashanth P. Parmar , Clyde A. Hutchison III , Hamilton O. Smith , J. Craig Venter. Genome Transplantation in Bacteria : Changing One Species to Another. Science Express. Published Online June 28, 2007. DOI : 10.1126/science.1144622.


LES FORETS, "POUMONS DE LA NATURE", ACTUELLEMENT EN DANGER

Les foêts constituent 30% de la superficie des terres, soit 4 milliards d'hectares ou encore 40 millions de Km2. C'est le poumon de notre planète car les arbres ont un cycle de vie exactement inverse de celui des hommes et des animaux. Ils absorbent du gaz carbonique, CO2 et rejettent de l'Oxygène alors que nous, absorbons de l'oxygène et rejetons du CO2. Comme quoi la nature est bien faite ! Ces forêts "contiennent" ainsi 283 gigatonnes de CO2, environ une fois et demi la quantité de CO2 présente dans l'atmosphère terrestre.

Malheureusement, les forêts de la planète se dépeuplent tous les jours un peu plus. Elles perdent tous les ans 7.3 millions d'hectares. L'équivalent de la surface du Portugal qui disparait tous les ans c'est à dire qu'à ce rythme, il n'y aura plus de forêt vierge dans 15 ans et plus de forêt tropicale du tout en 2050. Or ce sont les forêts tropicales, en Afrique centrale, en Amazonie ou encore en Indonésie.Toutes forêts en danger et en voie de cannibalisation pour les transformer en terres cultivables.

L'Amazonie est un exemple parmi d'autres de déforestation accélérée pour transformer la foret en terres arables. De nos jours il est très facile de mesurer l'évolution de la forêt par surveillance satellitaire.

Pour 2007, ce seront environ 7000 Km2 qui auront disparus pour être remplacés par des terres cultivables pour produire du soja,de la canne à sucre pour fabriquer de l'éthanol et élever du bétail. L'activité agricole y attire des populations nouvelles qui s'y installent et amplifient le phénomène.

En Indonésie, vous avez pu voir également à la télévision l'étendue des atteintes faites à la foret par les cultures.

Enfin en Afrique centrale, plus discrètement, c'est l'exploitation extensive du bois exporté en masse par le port de Douala (dont beaucoup à destination de la Chine premier producteur de meubles mondial) et non replanté qui petit à petit épuise la forêt.

Heureusement, par l'intermédiaire des Nations Unies, une action forte de reforestation a été mise en place. C'est le programme "Pour un milliard d'arbres" du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) qui en est maitre d'ouvre impulsé par une militante écologique kenyane Wangari Maathai. On en est déjà à 1,5 milliards d'arbres plantés en Éthiopie, Mexique, Turquie , Kenya, Cuba etc mais très peu pour l'instant au Brésil et en Indonésie.Pour mettre en perspective le surfaces en km2 et les quantités d'arbres, sachez que pour compenser la forêt perdu depuis 10 ans il faudrait replanter l'équivalent de la surface du Pérou ou encore que l'on peut replanter 8000 arbres sur une surface de 1.7 hectare comme HEC est en train de le faire au Brésil pour compenser la consommation annuelle de l'école.

Il y a des idées et des volontaires comme les 250 000 indiens qui ont battu le record de plantation d'arbres avec 800 000 arbres plantés en un jour. La difficulté reste de mobiliser sur un sujet considéré lointain et peu médiatique comme la forêt vierge, celle dans lequel l'homme n'a pas encore pénétré.

La prise de conscience que la forêt est un élement essentiel du cycle du carbone progresse mais pour l'instant la déforestation est sans commune mesure avec les efforts de reforestation, aussi méritoires soient ils.

http://www.naturavox.fr:80/article.php3?id_article=3412



DES ALGUES BIOCARBURANT UN CHAMPS DE RECHERCHES BIEN FERTILE

On les oublie souvent, les algues pourraient devenir une source importante de biocarburant. Un regain d'intérêt s'est manifesté auprès de plusieurs pays pour expoiter cette sessource maritime pour la production d'énergie durable.

Les algues n'ont besoin que de lumière du soleil, de CO2 et d'eau avec des oligo-éléments, du phosphate et de l'azote, pour se développer. Les variétés d'algues les plus adaptées pour la production de biocarburant sont les algues vertes unicellulaires, micro-organismes primitifs situés en dessous des plantes. Les microalgues riches en lipides, sont en effet capables de faire tourner un moteur. En dehors du fait d'être non polluant et renouvelable, ce biocarburant présente de nombreux avantages :

la production de ces cellules offre un rendement à l'hectare trente fois supérieur aux oléagineux terrestres tels que le colza ou le tournesol. Contrairement aux biocarburants d'origine céréalière, la culture des microalgues n'entraine aucun désagrément pour l'environnement, les éléments nutritifs étant systématiquement recyclés et le gain de place est important par rapport aux cultures oléagineuses terrestres. La culture des algues a l'avantage de produire de l'énergie durable sans concurrencer l'agriculture. En effet, les bassins ou les réacteurs sont placés en mer ou dans les villes.

Les premières recherches sur les algues riches en huiles débutent en 1978, aux Etats-Unis. Les lipides d'algues sont faciles à extraires soit par simple pression ou par utilisation de solvants organiques. La transesterification permet l'obtention du biodiesel à partir d'huile d'algue. Les triglycerides des huiles peuvent être transformés en monoesters methyliques et en glycerol par reaction de transesterification avec le methanol. Comme les plantes superieurs, les microalgues utilisent la photosynthèse pour fabriquer leur matière carbonée réduite, au niveau des chloroplastes. Elles fixent le CO2 en carbohydrates grâce au pouvoir réducteur accumulé et à une enzyme ; la RUBISCO (Ribulose 1,5 biphosphate carboxylase). Le pool de glycérate 3 P ainsi constitué peut être utilisé dans la cellule algale pour biosynthétiser des sucres (saccharose, cellulose, ...) ou des lipides (voie de synthèse des triglycérides).

Production de biocarburant par les algues

Exemples de liens utiles:
- http://www.greenfuelonline.com/news/Biofutur.pdf
- http://www.spectrosciences.com/spip.php?article26


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