biotech-ecolo.net Blog مجال للمناقشة

Blog Biotechnologies des plantes, diversité génétique et Environnement

Palmiers en Tunisie. Apparition du Charançon rouge

Rédigé par baaziz - - 4 commentaires

Palmier. Charançon rouge (Rhynchophorus ferrugineus) en Tunisie

Charançon rouge des palmiers En 2011, le charançon rouge du palmier est apparu à Tunis. En janvier 2014, une campagne de lutte vient d’être lancée par le ministère de l'Agriculture, sur l’ensemble de la ville. Cette campagne a pris fin en mars dernier.

15000 palmiers ornementaux (de l’espèce Phoenix canariensis) ont été traités par un insecticide, selon la méthode de microinjection élaborée par les chercheurs de l’Institut National de la Recherche Agronomique de France (INRA-Estacion Phoenix de Elche).

La substance active utilisée en Tunisie est l’actara, laquelle possède une rémannence de 6 mois. Elle est injectée à la base du stipe. 15 équipes de 2 opérateurs ont mené à bien cette opération, dans un délai de 2 mois. L’opération sera renouvelée une seconde fois cet été. La technique d’injection retenue présente 2 principaux avantages, son coût réduit et son absence d’impact sur l’environnement (l’insecticide restant confiné dans le stipe auquel il ne cause aucun dommage par ailleurs). Cette campagne pilote d’assainissement chimique vise à éradiquer le charançon d’ici l’an prochain dans la capitale tunisienne.

Outre l’efficacité de la substance retenue, le protocole d’injection est au centre de cette opération. Il repose sur le caractère massif de l’opération, afin d’éviter des blessures répétées aux stipes. Une autre substance active expérimentée par la station INRA de Elche, l’Emamectine benzoate (suivant le même protocole et présentant les mêmes avantages), vient par ailleurs d’être autorisée en France. Elle présente une rémanence qui va jusqu’à un an, ce qui permettra de limiter encore son impact sur le palmier comme sur l’environnement. Voici le lien vers l’autorisation administrative : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

L’enjeu de l’expérimentation tunisienne est d’importance: l’extension de l’infestation en direction des palmeraies dattières du sud pourrait en effet menacer l’un des principaux secteurs économiques d’un pays actuellement très fragilisé par ailleurs. Source: http://www.listephoenix.com/


Enseignant-Chercheur en Biotechnologies et Biochimie des Plantes

4 commentaires

#1 Abdellah a dit :

L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a entrepris de nombreuses actions visant le confinement de la zone infestée dans la région de Tanger et la prévention de dissémination du ravageur à d’autres régions du royaume, notamment les oasis (qui heureusement se trouvent au delà des montagnes et à plusieurs centaines de km).
Il s'agit d'attirer l'attention des lecteurs (puisque l'occasion nous est donnée ici) que cet organisme a depuis 2011 , autorisé l'usage du phosphure d'aluminium pour traiter les dattes en post-récolte (lors de la conservation) contre les insectes ravageurs . ceci sous entend que nous n'allons plus manger des dattes vierges au delà de la saison de récolte notamment pour Ramadan.

#2 sidi bou said a dit :

C'est un vrai problème qui oblige à coupper le sommet des palmiers et défigure les paysages enchanteurs du pays. Trouvons vite une solution.

#3 Sandrine a dit :

Merci pour ce superbe article

#4 Constance a dit :

Salut, super quel plaisir de lire ce genre d' article, Explication au top

Écrire un commentaire

Quelle est la troisième lettre du mot juot ? :