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VITRO-PLANTS. MODIFICATIONS

Le marquage biochimique et moleculaire des obtentions de la culture in vitro peut être utilisé dans les tests de conformité des vitro-plants ou toutes autres modifications survenant lors de la culture des tissus.

Marquage des modifications épigéniques. Exemple du fraisier : altération de la floraison.

Les vitro-plants de fraisier issus de plusieurs cycles de multiplication in vitro (High Number of Subcultures, HNS) produisent de façon anormale, un nombre élevé de fleurs par inflorescence, une fois comparés aux plants propagés de façon conventionnelle ou ceux issus de culture in vitro avec une faible fréquence de repiquage (Low Number of Subcultures, LNS) (Jemmali et al., 1995. J.Plant Physiol. 147, 435-440).

Caractéristiques des vitro-plants à hyperfloraison :

- Croissance limitée.- Dépôt réduit de la cire épicuticulaire.- Activité des peroxydases élevée.


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Les secrets du mentalisme

fraisier

Vitro-plants LNS-LNS

(du haut vers le bas)

fraisier

Vitro-plants HNS-LNS

(du haut vers le bas)

 

Multiplication in vitro : 7 subcultures + 1 cycle d’enracinement. Multiplication in vitro : 58 subcultures (HNS) + 1 cycle d’enracinement.

Vitro-plants LNS cultivés au phytotron ( 8 générations par stolons.

   FLORAISON NORMALE

Vitro-plants HNS cultivés au phytotron ( 8 générations par stolons.

              FLORAISON ANORMALE

                        

Multiplication in vitro : 7 subcultures (LNS) + 1 cycle d’enracinement.

Multiplication in vitro : 7 subcultures (LNS) + 1 cycle d’enracinement.

                        

Vitro-plants LNS-LNS cultivés au phytotron

           FLORAISON NORMALE

Vitro-plants HNS-LNS cultivés au phytotron

         FLORAISON ANORMALE

 

Marquage des hybridations somatiques.

L’hybridation somatique a comme principal inconvénient une faible fréquence d’obtention d’hybrides somatiques. Une fois la fusion réalisée, la perte d’une proportion élevée des produits de fusion survient. En moyenne, 1-5 plantes hybrides peuvent être récupérées sur 1000 hétérocaryons produits.

Une fois des plantes issues de fusion seront obtenues, elles subiront plusieurs analyses de nature cytochimique pour le comptage des chromosomes et de types biochimique et moléculaire pour examiner leur caractère hybride. Dans ce dernier cas, les analyses électrophorétiques suivantes peuvent être réalisées :

 * Analyse des protéines et des isoenzymes. * Analyse du DNA mitochondrial, du DNA chloroplastique et de DNA nucléaire.

 Aperçu sur les résultats obtenus en hybridation somatique.

 Hybrides intergénériques.

 Il en résulte un état hybride relativement stable après une première élimination de chromosomes. Les plantes sont généralement anormales et stériles.

 Hybrides interspécifiques.

 Dans la majorité, les plantes sont aneuploïdes (fusion cellulaire avec perte de chromosomes aboutissant à une stérilité). Des amphiploïdes peuvent être obtenus. Exemples : Nicotiana glauca + N.langsdorfili; Brassica + Arabidopsis; Petunia hybrida + P.parodii. La majorité des plantes sont stériles, sauf Petunia.

 Hybrides intraspécifiques.

 Dans la majorité des cas, on obtient une variation importante du nombre de chromosomes. Néanmoins, on peut obtenir des plantes hybrides symétriques sans perte de chromosomes (exemple : 4n = 2nA + 2nB). Les allotétraploïdes formés par fusion montrent de faibles appariements chromosomiques. Il en résulte une absence de crossing-over et donc absence d’échanges de gènes entre les 2 génomes.

 Essais de conformités génétiques des vitro-plants. Exemple du palmier dattier

vitro-plants de palmier dattier


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Vitro-plants. Modifications